Avec des personnes à la rue et des associations d’aide au sans abri, nous avons fini les derniers tournages en janvier d’un film documentaire de 45 minutes qui vient d’être terminé, Des âmes et des ombres.
Tou.t.e.s les participant.e.s ont validé le film et sont très fièr.e.s de le représenter et ce lundi nous avons préparé avec eux les prises de paroles en public.
Nous proposons aussi la caméra et notre savoir faire à 15 personnes allocataires du RSA qui participent à un parcours d’accès à la culture (Une saison pour vous du Département de l’Hérault) avec des ateliers de pratique artistique en lien avec des spectacles au théâtre des 13 vents.
Sam, Ulysse, Orphée et les autres vont raconter en images cette expérience vécue de l’intérieur. Le film luttera contre les clichés et autres idées préconçues sur les bénéficiaires du RSA que l’on pense à tord, exclus ou fermés au monde de la culture.
Enfin nous terminons un court métrage animé sur les discrimination, en partenariat avec l’association Habiter Enfin« Paroles de discrimination ordinaire » avec la reprise des voix en compagnie de Simon Bosio, en coach vocal,
Et nous animons un nouvel atelier de réalisation de séquence animée en papier découpé illustrant une phrase de discrimination (choisie ou vécue) mercredi 15 mai à 9h30, dans le cadre de la « semaine du « Vivre Ensemble »orchestrée par le centre social Caf l’ile aux familles.
Un film des Ziconofages, co-réalisé avec le Siao et les membres du collectif Parlons clichés , 45’, 2024
Séléctionné au festival Cinémed
En partenariat avec
Le Siao34, la Bulle douche nomade, la Cloche, le Secours Catholique, Luttopia, le Samu social, Atd quart Monde, Entraide Sdf, Réduire les risque, Gammes -Corus
Le film : Des âmes et des ombres
Une journée type de personnes « à la rue » à Montpellier, ce qu’ils vivent, en montrant en parallèle une diversité de situation (7 personnes différentes) et des journées avec « énormément de choses à faire »: lieu de couchage, travail, bénévolat, recherche d’un toit, activités culturelles, douches,…) Ces personnages se croisent à la médiathèque, à Corus, à la Halte Solidarité – des accueils de jour – ou sur un terrain de pétanque…
Un reportage de 4′ France 3 sur cette action et ce film dans le journal du 30 avril!
Prochaines projections rencontres publiques :
23 janvier 14h, CHRS Regain – un partenariat Adages
27 janvier 18h30, La Fenêtre – un partenariat association le Globe (étudiants en géographie)
10 février 13h, Lycée Jean Lurçat, Perpigan
13 Mars 14h, Maison des étudiants, Fac paul Valéry, – Partenariat l’écran et son double – Festival Paul va au cinéma
20 Mars 10h30, colloque Vidéopsy – partenariat le Craps, vidéo-psy et le CHU de Montpellier
8 avril 18h30, CAUE de l’Hérault – un partenariat Maison de l’architecture
10 avril 10h – Mairie de Montpellier – Un partenariat CLSPD Ville de montpellier
A l’issue d’ateliers « parlons clichés » sur et avec personnes à la rue et des associations qui les accompagnent à Montpellier, est née l’idée d’un film pour «casser les clichés » et « avoir un outil de sensibilisation du grand-public et des administrations »
Les Ziconofages et l’Outil Vidéo Participatif
Les Ziconofages est une association d’éducation populaire montpelliéraine composée de vidéastes sociaux. Nous proposons à tout public, mais prioritairement aux personnes précaires de réaliser des courts et moyens métrage sur des thématiques qui impactent les habitants : logement, discriminations, accès à l’alimentation, vivre ensemble, mobilité… Dans ces projets d’outils vidéo participatifs, nous apportons nos savoir-faires audiovisuels, les participant.e.s apportent leurs connaissances de leurs territoires, leur regards, leurs paroles. Construire ses images plutôt que subir des images.
Nos week-end Reves d’ici et d’ailleurs permettent à des familles issues de quartiers populaires et/ou en situation de précarité, de rencontrer des artistes le temps d’un week-end, de partager son quotidien de s’initiant à la vidéo et en participant à des spectacles ou des ateliers artistiques.
Le week-end danse « bal du tout monde » au lac du Salagou, en mai, a beaucoup plu aux participant.e.s. C’est pourquoi c’est une artiste chorégraphe Laurie Sautedé qui a animé le volet danse du week-end de clôture 2023 les 2 et 3 décembre.
Voici plusieurs courts-métrages, clips, réalisés lors du week-end Rêves de Décembre avec des participant.e.s à tour de rôle sur le tapis de danse et derrière la caméra ou le micro. Merci la chorégraphe Laurie Sautedé d’avoir osé co-imaginé une action mélant ans et vidéo. Un beau défi réussi ! A la chorégraphie, nous avons ajouté des murmures où les voix off racontent des histoires imaginées. Nous avons aussi ajouté des éléments perturbateurs, pour sortir du simple clip dansé dans le Murmure 3 et Libre arbitre.
Rêves dansés – Murmure 1 – Je t’aime moi non plus, 3’27
Rêves dansés – Murmure 2 – L’intrus 4’06
Rêves dansés – Murmure 3 – Les débuts et le off, 4’55
Nous travaillons avec des personnes sans-abris et des associations d’entraide tous leslundis matins de 10h00 à 12h30 à la maison Campredon à Montpellier. Nous réalisons un film, outil de sensibilisation sur les personnes sans-abris. Nous suivrons le quotidien de 5 personnes à la rue, de leur occuptions à leur préoccupation, de leur regard sur la rue et sur la société. En partenariat avec le Siao, la Cloche, le Samu social, la Bulle douche Nomade, le Secours Catholoique, Luttopia, ATD quart monde, entraide Sdf)
Paroles de discriminations ordinaires avec l’association Habiter Enfin! et son «Café discri»
L’équipe de Habiter enfin! organise depuis plusieurs années un café discrimination au Centre social Caf, l’ile aux familles dans le quartier de La Mosson. Une fois par mois, le public du centre social est accueilli par un(e) médiateur(trice) qui propose un thé ou un café ainsi qu’une place sur une banquette.Sur le lieu, des guirlandes de petites phrases retranscrites sur des papiers attire le regard. En lisant, certains mots font écho et les échanges commencent autour du sentiment de discrimination. L’équipe prend note, bien-sûr avec l’accord des personnes, de toutes les nouvelles phrases ou réflexions échangées. Depuis 2 ans, ce sont maintenant des dizaines de témoignages qui sont compilés et qui feront toute la force du film pressenti.
A partir de toutes ces paroles récoltées, nous proposons aux participants une lecture à voix haute des phrases qui leur parlent, de réagir sur ce choix puis de travailler l’intention, le ton, le sens, l’intensité… Puis tous ces sons sont enregistrés et font une trame de travail pour fabriquer les images.
Un travail sur l’illustration visuelle sera alors imaginé ensemble: Animation en papiers découpés, en photos ou animation d’objets en volume, la technique sera choisie par le groupe. Ces techniques d’animation ont été choisies pour apporter une forme de poésie sur des phrases à connotation souvent brutale, violente, désespérante. Le traitement de l’image pourra nous permettre d’« échapper» au réel et de désamorcer ou atténuer l’impact émotionnel des mots.
Après une rapide formation à la caméra, les prises de vue seront «mise en boite» et l’ensemble, sons+ images, assemblé lors du montage.
L’exposition est ouverte jusqu’au 30 janvier, c’est derrière la gare 27 rue Frédéric Peyson. du mercredi au vendredi 15-19h et les premiers dimanches du mois.
Vous pourrez voir différents plans et descriptions de lieux intercalaires et voir nos films réalisés sur ces lieux là. Ils passent en boucle FONCEZ !!! ET PARTAGEZ!!!
Le stage Filmer et imaginer un espace publics’est déroulé en partenariat avec un concepteur paysagiste – Marc Henry- et le Centre d’Architecture d’Urbanisme et Environnement de Montpellier dans le quartier des Arceaux.
Comme terrain d’étude les jeunes ont exploré la place Max Rouquette et ses abords. Ils ont mené une enquête vidéo en collectant des témoignages sur les usages et les ressentis d’habitants ou de passants. Pour réfléchir aux aménagements et à la transformation de cette place, Marc Henry a co-animé ce stage et a partagé toutes ses compétences professionnelles pour enquêter et mettre en visuel les idées d’aménagements proposées par les jeunes.
Les stagiaires ont pu s’initier à la vidéo, à la technique de l’interview, découvrir les techniques et les codes de la conception paysagère et s’initier au montage. Une semaine riche en expériences et en découvertes!
Août
le stage Street Art et Vidéos’est déroulé en partenariat avec Parcelle473, musée d’art urbain et contemporain à Malbosc. A travers des documentaires et les œuvres découvertes au musée, ils ont pu découvrir les différentes méthodes artistiques. Ils ont pu s’initier au graff lors d’un atelier pratique proposé par Parcelle473 et s’initier à l’animation stop-motion à la façon du street artiste Invanders.
Nous avons constaté une réelle progression dans la réalisation vidéo chez plusieurs participants qui s’inscrivent à nos stages depuis plusieurs années. Ce qui explique la qualité des images. Deux de nos jeunes sont depuis septembre en option cinéma au lycée Jean Monnet. C’est une belle fierté : la relève des Ziconofages est assurée !
Le thème « Folie, folies » théâtre et vidéo à la Maison pour Tous Léo Lagrange (Quartier Mosson)
Première semaine des vacances d’automne: 5 jours en journée complète avec repas tiré du sac.
L’objectif est de réaliser un film avec des improvisations théâtrales dirigées par une comédienne et des accessoires choisis à la Costumotek de la Mosson, une vraie caverne d’Ali Baba!
Nos décors seront les folies de Montpellier,ces bâtiments et châteaux, anciens et contemporains.
Nombre de places: 14 jeunes de 10 à 17 ans.
Particpation libre : je donne ce que je peux en focntion de mes ressources.
7 familles et 23 personnes au total ont participé à nos deux week-ends nature!
Voici les deux films:
Bilan participants Le spectacle : C’était bien. On a bien tout compris parce que Marie (l’artiste de la compagnie) et le DJ nous avaient bien expliqués avant, ça nous a fait voyager toutes ces danses et la musique. Il y avait des battles de danses mais pas dans la rue, dans la nature. J’ai dansé avec des gens que je connaissais pas… Le lieu : On veut habiter là , on se sent en vacances, on voudrait rester toute la semaine, tout le temps dehors. Le père de famille « son rêve c’est d’avoir un camping-car (comme celui des Allemands là-bas) pour faire le tour de l’Afrique. » Une maman « le lac du Salagou c’est pas loin, mais souvent on n’a pas l’idée, on reviendra » Les ados « on est bien là, loin du béton, loin des murs, on respire. Franchement j’aurais pas pensé dansé avec une vraie danseuse » Les petites « on peur ramener nos sauterelles ? On a bien «espionné »(observé) les gens dans le camping. On est libre d’aller partout. » Bon retour sur la rencontre, le spectacle, le lieu et la nature. Les copines ne voulaient plus se quitter. Les adultes étaient plus calmes. Les corps avaient bougé, les têtes s’éaient vidés « ça fait du bien ! »
Bilan au niveau de l’organisation Zico Bonne entente générale, l’entretien avec les artistes avant le spectacle a ée un vrai moment de partage et d’écoute mutuelle. Le spectacle de danse en mode bal a permis a chacun de participer. Les enfants ont apprécié d’être tout le temps dehors, en pleine nature. Les adultes se sont libérés un peu de leurs tracas. Etre un petit groupe – une dizaine – a permis d’avoir moins de stress et de se parler plus ouvertement. Le fait d’avoir de l’espace avec 2 grands bungalows avec terrasse et la nature autour a vraiment été un gros facteur de détente pour les familles.
A Sauve, lagrande diversité d’âge a encouragé l’écoute et le respect des besoins et envies de chacun. Au fur et a mesure, chacun s’est senti plus légitime à exprimer ses envies, à trouver des compromis avec le groupe pour trouver le bon fonctionnement collectif «on est une équipe» ont répété souvent les personnes du groupe. Les temps libres ont facilité aussi les liens entre les participants.
Attention, attention!!!
Le prochain week-end aura lieu le 2 et 3 décembre, il sera urbain à la tendresse, avec un ou une chorégraphe afin de raliser une comédie musicale!
Dans le cadre de nos film Outils vidéo participatifs , nous sommes régulièrement intervenus sur les grands squats collectifs depuis 2015, proposant aux résidents lors d’ateliers audiovisuels de poser des diagnostics sur leurs lieux de vie et de témoigner sur les difficultés d’accéder au droit commun.
Maintenant que ces squats ont été démantelés, nous poursuivons ce travail sur l’habitat intercalaire qui est venu en quelque sorte remplacer les squats. Cette année 2023, comme une suite logique, nous avons proposé sur 3 autres lieux intercalaires, des ateliers, pour faire aussi un bilan de la vie dans ce type d’hébergement : la Villa Georgette, La Villa des Grèzes, Maison Boirargues.
5 nouveaux films sont venus s’ajouter au premier film Luttopia: les coulisses d’une médiation. Plus d’info ici.
L’association les Ziconofages et l’action Outils vidéo participatifs
L’association les Ziconofages réalise depuis plus de 15 ans des films diagnostics sur des thématiques comme le logement, l’accès aux droits, les discriminations. Co-construits avec des habitants et des partenaires associatifs et institutionnels ils apportent de l’expertise d’usage nécessaire à la compréhension des enjeux d’un territoire ou d’habitants. Ils sont notamment financés par le Conseil départemental de l’Hérault, la DDETS Occitane, la DRAC Occitanie, la CAF de l’Hérault, la Fondation de France, la Métropole Montpellier).
L’habitat intercalaire
Né de la Loi Elan anti squat, un habitat intercalaire, est temporaire. Il s’agit de bâtiments (ou de terrains) vacants, vouées à la destruction et qui sont préemptées par les pouvoirs publics pour les mettre à disposition d’associations, comme solution d’hébergement d’urgence, pour mettre à l’abri des personnes très précaires.
Les Ziconofages et l’Habitat intercalaire
Dans le cadre de nos film Outils vidéo participatifs , nous sommes régulièrement intervenus sur les grands squats collectifs depuis 2015, proposant aux résidents lors d’ateliers audiovisuels de poser des diagnostics sur leurs lieux de vie et de témoigner sur les difficultés d’accéder au droit commun.
Maintenant que ces squats ont été démantelés, nous poursuivons ce travail sur l’habitat intercalaire qui est venu en quelque sorte remplacer les squats. (voir le fil les coulisses d’une médiation, Luttopia 2021).
Cette année 2023, comme une suite logique nous avons proposé sur 3 autres lieux intercalaires, des ateliers, pour faire aussi un bilan de la vie dans ce type d’hébergement : la Villa Georgette, La Villa des Grèzes, Maison Boirargues.
Luttopia: Les coulisses d’une médiation,du squat à un projet associatif d’hébergement d’urgence
Film documentaire, 50’, 2021 / version courte 36’
La fin de l’Utopia 003 avec les relogements, les hébergements, des régularisations et la proposition d’un nouveau lieu d’expérimentation sociale, montre une approche nouvelle de la part des instituions et collectivités territoriales plutôt réussie. Il montre aussi un changement chez les responsables de Luttopia prêt à expérimenter de manière officielle l’accueil de personnes en situation précaire. Nous avons suivie cette médiation en filmant les responsables de Luttopia ainsi que des résidents, les AS du CCAS, ainsi que la Cheffe de Pôle, l’adjoint au Maire à la ville fraternelle et solidaire et le chargé de mission auprès du directeur des services de la ville et de la Métropole, les associations qui ont accompagné Luttopia dans cette démarche de passage en association – la Fondation Abbé Pierre, le Secours catholique.
Villa des Grezes
Amine, Court métrage documentaire, , 3’, 2023
Amine nous parle de sa situation vis à vis du logement et du travail tout en nettoyant le terrain de tennis pour l’aménager en terrain de foot.
Qui fait la Vaisselle ? Très court fiction , 1’20, 2023
L’usage de la cuisine étant source de conflit, nous avons co-réalisé avec les résidents ces stop-motions où l’image est identique mais les voix off différentes.
L’animation de la vie Collective, Court métrage, 4’30, 2023
Elisa, chargée de l’animation du quotidien échange sur son rôle avec Amine un des résidents.
Maison Boirargues
Les longs chemins, Film documentaire, 14’, 2023
Dans le parcours d’installation de personnes sans papiers en France, l’accès à un logement stable, comme l’accès aux droits et à l’autonomie est un long parcours du combattant.
Après avoir été expulsées du squat «Le court circuit » à Montpellier, 8 familles de personnes étrangères, 22 adultes et enfants, ont pu accéder à un logement collectif dans un habitat intercalaire, avenue de Boirargues, avec l’aide du Secours Catholique et de Médecin du Monde. C’est la « Maison Boirargues », ouverte à ces personnes depuis octobre 2022.
Pour Asllan, Engie, Mohammed, Fadila ou Mirela et ses enfants, c’est donc un répit supplémentaire pour essayer d’aller au bout de leurs démarches de régularisation, mais toujours une situation précaire à gérer au quotidien.
Ils s’expriment sur leurs vécus de personnes sans papiers en France, et sur les réalités de leur quotidien dans un habitat intercalaire tel que cette maison. Malgré les difficultés d’accès à l’autonomie, au travail ou à un logement stable, des aspects positifs sont aussi mis en lumière à travers leurs témoignages et leur vie quotidienne : l’école, l’accès aux soins ou encore le soutien des associations de solidarité. Le sentiment qu’il y a des choses qui valent la peine de continuer « ces longs chemins vers l’autonomie et la régularisation ». Avec toujours l’espoir d’obtenir les papiers qui leur permettraient enfin de toucher « l’avenir meilleur » qu’ils désirent en France.
Villa Georgette
On est bien ici , film documentaire 18’, 2023
Thildy, Zitoun et Jérémy, 3 résidents, témoignent de leurs longs parcours de rue et comment ils ont réussi à se poser à la villa Georgette, un lieu comprenant une maison avec 3 chambres, une grande cuisine salon, des bureaux de l’association et un grand jardin où sont disposés 8 tiny houses. Il décrivent le lieu, ce qui s’y passe, l’accompagnement par Gestare. L’association dispose aussi de 9 appartements en diffus, Jeremy étant l’un des bénéficiaire de ce mode d’hébergement proposé par le dispositif.