Archives de catégorie : Activités

OVP 2026: Nos films sur les violences conjugales

Teaser du film réalisé par les femmes de Montpellier:

« Une porte après l’autre », de l’emprise à la liberté, 22’13

Synopsis

En France, on estime qu’environ 213 000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année, selon le collectif Nous Toutes. Ce chiffre alarmant témoigne de l’ampleur d’un phénomène qui touche des femmes de tous âges, de tous milieux sociaux et de toutes origines, tout en restant encore largement sous-déclaré.

L’ensemble des films consacrés aux violences faites aux femmes, co-réalisés avec des femmes victimes et leurs assistantes sociales, répond à une volonté essentielle : donner la parole à celles qui ont vécu ces violences et rendre compte de la complexité de leur parcours. En s’appuyant sur leurs témoignages et leurs expériences, ces films proposent une représentation authentique de leur réalité, tout en valorisant le rôle des professionnels qui les accompagnent dans leur reconstruction.

Les films mettent en scène différentes situations, parfois singulières mais souvent universelles, auxquelles sont confrontées les femmes victimes de violences. Ils retracent leur cheminement, depuis l’installation progressive de l’emprise et de la violence jusqu’à leur prise en charge par des travailleurs sociaux, des associations ou des structures spécialisées. Ils soulignent également l’importance des liens de confiance qui se créent entre les victimes et les professionnels, ainsi que le soutien mutuel entre les femmes, éléments souvent déterminants dans leur processus de reconstruction.

L’objectif principal de ces films est de sensibiliser, d’informer et d’accompagner les femmes qui pourraient se reconnaître dans ces situations. En mettant en lumière les dispositifs d’aide existants, les démarches possibles et les ressources disponibles, ils cherchent à leur donner des repères concrets pour sortir de la violence. Ils portent également un message d’espoir en rappelant qu’aucune femme n’est seule face aux violences et qu’il existe des solutions, des structures d’accompagnement et des personnes formées pour les aider.

Enfin, ces films s’éloignent volontairement des représentations stéréotypées souvent véhiculées sur les violences faites aux femmes. Ils montrent que celles-ci ne se limitent pas aux violences physiques, mais prennent des formes multiples : psychologiques, verbales, sexuelles, économiques ou encore administratives. En mettant l’accent sur les mécanismes d’emprise, d’isolement et de domination, ils permettent de mieux comprendre pourquoi il est souvent difficile pour les victimes de quitter leur agresseur et contribuent ainsi à déconstruire les idées reçues qui entourent encore ces situations.

Note d’intention 

L’organisation des ateliers s’est réalisée en partenariat avec le Service de cohésion sociale et innovations territoriales du Département de l’Hérault. Deux cycles d’ateliers ont été mis en place auprès de deux groupes de femmes distincts : l’un à Montpellier, réunissant des femmes issues de la Métropole, et l’autre à Clermont-l’Hérault, composé de femmes originaires du Clermontais et du Lodévois. Ce choix territorial avait pour objectif de croiser les regards et de faire émerger des récits issus de contextes de vie différents, en confrontant les réalités vécues en milieu urbain et en milieu rural.

Au sein de ces deux groupes, les profils des participantes étaient particulièrement variés. Les ateliers ont rassemblé des femmes aux parcours de vie divers, des femmes issues de l’immigration – confrontées à des réalités sociales, culturelles et économiques parfois différentes – comme des femmes très bien insérées dans la société, toutes partageant des expériences communes liées aux violences. Cette diversité a permis de mettre en lumière la pluralité des situations et des obstacles rencontrés dans les démarches de sortie des violences.

Les ateliers ont également réuni différents acteurs de l’accompagnement. Aux côtés des femmes victimes étaient présents des professionnels et des accompagnants issus de plusieurs structures associatives et institutionnelles engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Parmi elles figuraient le Conseil départemental de l’Hérault avec des AS et des CESF de la MDS de Clermont l’Hérault, Bouissonnade, Jasmin d’Orient, Bien vivre à Aiguelongue, AVEC, Anim’Aidant et Terre Contact. Cette collaboration a favorisé un dialogue entre les expériences des victimes et les pratiques des professionnels, dans une démarche de co-construction des contenus des films.

Au fil des échanges, les participantes ont exprimé plusieurs messages qu’elles souhaitent voir portés par les films. Elles ont d’abord insisté sur l’importance d’un accueil bienveillant et d’un accompagnement respectueux, rappelant que la décision de demander de l’aide constitue déjà une étape particulièrement difficile et courageuse. Elles ont souligné la nécessité d’une prise en charge dépourvue de jugement, centrée sur les besoins, le rythme et la parole de chaque femme.

Les participantes ont également souhaité mettre en lumière les difficultés spécifiques que certaines femmes peuvent rencontrer en raison de leur histoire, de leur culture, de leur situation administrative ou de leur environnement familial. Elles ont rappelé que les violences ne se limitent pas aux agressions physiques, mais peuvent prendre des formes psychologiques, sexuelles, économiques, verbales ou administratives. Enfin, elles ont souhaité aborder la question des violences secondaires, c’est-à-dire les situations dans lesquelles les victimes voient leur parole minimisée, remise en question ou ignorée par leur entourage, certaines institutions ou même des professionnels.

À travers ces films, leur volonté était de créer un outil de sensibilisation mais également un espace de partage d’expériences. En donnant à voir des parcours variés et des témoignages authentiques, elles espèrent permettre à d’autres femmes de se reconnaître, de rompre l’isolement et de comprendre qu’elles ne sont pas seules. Les films portent ainsi un message d’espoir en montrant qu’il existe des dispositifs d’accompagnement, des professionnels formés et des solutions pour sortir des violences et entamer un processus de reconstruction.

Fabrications des films

Nous comptons 7 ateliers à Montpellier et 8 ateliers à Clermont-l’Hérault

Dans la construction des films, les femmes des deux territoires ont une genèse différente, tandis que Montpellier est rentré dans la vif du sujet en proposant très rapidement des scènes et des scénettes pour leur film, Clermont-l’Hérault a voulu d’abord prendre ces premiers ateliers pour mieux se connaître “entre soeurs”. Des ateliers ainsi dédiés à ces femmes sans leur assistantes sociales : “nous on est dans une position de plus grande vulnérabilité. Vous professionnel, vous représentez l’institution… On ne peut travailler que d’humains à humains… Si vous venez c’est pour raconter vous aussi votre vulnérabilité. C’est tellement intime ce qu’on a vécu”. Ce qui a permis de créer un terrain d’écoute et d’échange sur leur vécu et pouvoir se sentir en confiance. Il y avait un réel besoin d’écouter et d’être écouter pour le groupe. 

Les deux groupes d’ateliers ont adopté des approches narratives sensiblement différentes, reflétant la diversité des expériences, des sensibilités et des modes d’expression des participantes.

À Montpellier, la transmission des messages reposait principalement sur la parole et le témoignage. Les participantes ont privilégié une mise en scène fondée sur les échanges et le dialogue, dans laquelle les femmes se réunissent pour partager leurs expériences, s’informer mutuellement et évoquer les différentes ressources et possibilités d’accompagnement existantes. Cette approche met l’accent sur la force du collectif, la solidarité entre les femmes et l’importance de la transmission d’informations comme levier d’émancipation. Les discussions permettent de déconstruire les idées reçues, de rendre visibles les dispositifs d’aide et de montrer que la sortie des violences est un processus possible, bien que souvent long et complexe.

À Clermont-l’Hérault, le groupe a fait le choix d’une approche davantage symbolique et sensible. Plutôt que de représenter frontalement les violences subies, les participantes ont souhaité les évoquer de manière plus métaphorique, en mobilisant différents procédés artistiques tels que les jeux de montage, les images symboliques ou encore les chants Cette écriture audiovisuelle permet de traduire des émotions, des ressentis et des mécanismes d’emprise parfois difficiles à exprimer par les mots. Le recours à ces formes poétiques offre ainsi une représentation plus intime de la violence, laissant une place importante à l’interprétation et à l’identification du spectateur.

Ces deux démarches, bien que différentes dans leur forme, poursuivent un objectif commun : rendre compte de la réalité des violences faites aux femmes tout en respectant la parole et la sensibilité des participantes. L’une privilégie une transmission explicite des informations et des parcours de reconstruction, tandis que l’autre s’appuie sur la force des images et des symboles pour susciter l’émotion et favoriser une compréhension plus profonde des mécanismes de la violence. Ensemble, elles témoignent de la richesse des processus de co-création et montrent qu’il n’existe pas une seule manière de raconter l’expérience des femmes victimes, mais une pluralité de récits complémentaires qui participent à sensibiliser le public et à faire évoluer les représentations.

Les ateliers ont eu lieu à Ambroise Croizat, Jasmin d’Orient, la maison des solidarité de Clermont l’Hérault 

Retours sur nos weekend Rêves 2026

C’est une action pour les familles issues des QPV ou en situation de précarité   : Les week-ends sont composés de moments de formation audiovisuelle, de balade,  des temps sur le festival pour découvrir et filmer des spectacles, interviewer les comédien.nes et les spectateurs. Il y a aussi des moments de détente et de repas collectif au camping.

Cette année 2026, nos Weekend Rêves ont lieu en Juin :
du vendredi 5 au dimanche 7 Juin au Causse de la Selle, à la Grange, festival la Dinette, Bouillon Cube
du vendredi  12 au Dimanche 14 Juin à Sauve, au festival Label Rue, Eurek’art 

32 participant.es  16 enfants, 12 adultes; 18 personnes de qpv (Mosson, Petit Bard, Mas drevon, SDF)

  • Medley du Week-end Rêves 2026 à Bouillon Cube, 3’04

Ce film a été réalisé par tous et toutes et monté par Alicia Mallet, notre stagiaire longue durée en Master 2, réalisation de documentaire!

Merci à elle!

  • Medley du Week-end Rêves 2026 à Sauve au Festival Label Rue 5’30

Ce film est né d’un exercice vidéo, le tourné-monté qui consiste à filmer un bout à bout sans trop de retouche au montage. On a un peu triché quand même, notamment en ajoutant  les spectacles et en coupant certains plans quand d’autres sont ralentis! 

Fête de l’été : performance graff, courts métrages, repas et musique !

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour cette Fête de l’été. En participant, vous soutenez aussi nos actions.

Dès 18h30, nous vous invitons à venir au jardin du 67 avenue de Lodève, à Montpellier assister aux performances graffs des jeunes du stage vidéo jeunes accompagnés du graffeur A. Iels vous présenteront aussi les courts métrages réalisés cette semaine sur les rivières de Montpellier.

Puis dès 19h30, vous pourrez déguster notre repas préparé par Guy et son équipe de choc, un poulet coco, suivi d’une glace sorbet pêche.

Vous pourrez écouter et danser sur une session Jam!
Amis musiciens venez avec vos instruments !

Et voir quelques films de se premier semestre!

Attention : Inscription obligatoire pour les repas:
Afin de nous permettre d’organiser au mieux 😉

Nos projections du mois de Juin, des surprises!

En juin prenez la fraicheur de nos films dans les salles de cinéma de Montpellier!!!

Il n’y a que 3 projections, ne les ratez pas et faites du bruit pour qu’on s’y retrouve nombreuses et nombreux.
– le mercredi 10 juin à 20h à l’auditorium de Pierres vives avec notre film Entre ombre et lumièreregards sur le travail social. en présence de l’équipe du film. Entrée libre 
– le mercredi 24 juin au cinéma Nestor Burma à 20h, soirée hommage aux Chibanis de Montpellier, on ressort des cartons un film réalisé en 2012, Enfin visibles? les chemins de Chibanis jusqu’à Fermaud. Film précédé de lecture de Rabia pour Une valise dans la tête (édition Chèvre-feuille étoilée), et la soirée se poursuivra à l’espace Claude Chabrol où sera aussi visible l’exposition de Luc Jennepin,  Chibannis. 
– le jeudi 25 juin au Gazette Café à 19h, avant première de nos nouveaux courts métrages sur la thématique Santé- Précarité – Inégalités, avec les co-réalisatrices et co-réalisateurs ainsi que les partenaires (Médecins du monde, Luttopia, Gammes Corus, l’Umippp, la Cimade, le Samu Social, la Bulle douche nomade, le Codes 34. Entrée libre

Nos films Santé – Précarité – Inégalités

SYNOPSIS

La santé, souvent présentée comme un droit fondamental, demeure en réalité inégalement accessible. Pour les personnes les plus précaires, qu’il s’agisse de celles vivant à la rue, en situation d’isolement social, ou encore sans statut administratif régularisé en France, l’accès aux soins n’est pas forcément garanti. Les obstacles sont multiples : complexité des démarches administratives, méconnaissance des droits, appréhension des institutions, ou encore priorités de survie quotidienne qui mettent la santé au second plan. 

L’ensemble de film Santé – Précarité – Inégalités, co-réalisé avec des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des personnes ayant elles-mêmes vécu la précarité, met en lumière cette réalité souvent invisible. À travers leurs témoignages, il met en avant des expériences concrètes et parfois brutales du rapport à la santé. Il montre que celle-ci ne se limite pas à l’absence de maladie, mais englobe aussi des besoins essentiels comme pouvoir se laver, se reposer, ou encore accéder à des soins de base, tels que des soins dentaires, souvent négligés faute de moyens.

Ainsi, le film insiste sur une conception globale de la santé, qui inclut des dimensions physiques, mais aussi mentales et sociales. L’instabilité, l’exclusion et les conditions de vie difficiles ont des conséquences directes sur l’équilibre psychologique et le bien-être général des individus. Ne pas avoir de logement stable ou vivre dans l’insécurité constante fragilise profondément la santé mentale, ce qui complique encore davantage l’accès aux soins.

En mettant en scène cinq situations différentes, le projet illustre la diversité des parcours et des difficultés rencontrées. Il révèle aussi les limites et les incohérences du système de santé français, pourtant reconnu pour son universalité. Entre dispositifs existants mais peu accessibles ou encore un manque de coordination, de nombreuses personnes ne parviennent pas à y accéder.

Enfin, ce film cherche à déconstruire les préjugés souvent associés aux personnes en situation de précarité. Il rappelle que derrière chaque parcours se trouvent des individus confrontés à des réalités complexes, et que l’accès à la santé ne devrait jamais dépendre de la situation sociale ou administrative. Il invite à repenser collectivement notre conception de la santé comme un droit véritablement universel, et non comme un privilège.

NOTE D’INTENTION

Cette phrase énoncée par Catherine, participante du projet et référente projet ATD (Agir Tous pour la Dignité) lors d’un atelier effectué l’hiver dernier a marqué les esprits qui a été un réel point de départ et de conviction pour la réalisation de ces films.

Alors qu’on compte 34 personnes décédées dans les rues de Montpellier en 2025. L’espérance de vie des personnes à la rue est de 49 ans contre 80 ans pour l’ensemble de la population… La rue est violente, elle use, abîme. Comment les personnes pauvres gèrent leur santé, qu’elle soit physique ou mentale? Comment sont-elles accompagnées? 

Le sujet s’est tourné sur la santé et la précarité, et comment il peut être compliqué d’avoir accès à des soins de qualité quand on est précaire. On met en lumière différents types de profil, que ce soit des personnes en situation régulière ou irrégulière. On montre que sans la connaissance et les informations nécessaires à portée de main,  l’accès au soin peut être très compliqué, encore plus pour les personnes en situation irrégulière. Pourtant des solutions existent d’où l’importance de la prévention et de l’accompagnement. On essaye d’exposer aussi que  que tout le monde n’est pas égaux dans l’accès au soin. La santé ne se résume pas au soin d’urgence, la santé est globale et regroupe différents aspects. 

Alors que les deux films précédents Des Âmes et des ombres et Entre ombre et lumière abordent le sujet du sans-abrisme avec des personnes concernées ou qui l’ont été ainsi que des professionnels, ce troisième film est la suite logique des deux premiers. En effet, nous rentrons plus en profondeur et relevons un aspect très important de la précarité, celle de la santé. La question de la santé, dans toutes ses formes, est très importante pour les personnes à la rue, car elle ne relève pas seulement du fait d’être malade ou non. La santé c’est aussi pouvoir prendre une douche, avoir des relations sociales saines ou encore pouvoir dormir correctement. 

On utilise l’outil vidéo participative, afin que nous, en tant que vidéaste sociaux, nous apportons notre savoir faires audiovisuels, et les participant.e.s apportent leur connaissances de leurs territoires, leur regards ou encore leur paroles. On construit ensemble leurs images plutôt que de leur faire subir des images. 

L’association développe depuis 24 ans des projets audiovisuels sur des thématiques Hommes-Territoires. Nous construisons essentiellement des outils vidéos co-réalisés par des publics en situation de précarité qui servent à la médiation et à la cohésion sociale. Ils confrontent la parole de différents acteurs (habitants, chercheurs, institutions, associations), permettent l’information et le débat, veulent apporter un autre regard et lutter contre les stigmatisations. 

La fabrication des films

15 ateliers ont été effectués entre janvier et avril 2026. Les 2 premiers ateliers ont permis de réfléchir ensemble à ce que l’on voulait dire sur la thématique santé – précarité – exclusion. Ils ont réuni une trentaine de participants. 

Les 4 ateliers suivants ont été des ateliers d’écriture afin de raconter en court métrage les objectifs des films, de choisir les personnages ainsi que les lieux de tournage. Puis nous avons tourné les courts métrages imaginés en 8 ateliers, avec en début de chaque atelier les images pré-montées des ateliers précédents. Enfin nous avons fait 2 projections qui ont réuni 40 personnes pour avoir une vision d’ensemble, valider les films, et voir les modifications à apporter. 

Les ateliers ont eu lieu à la Tendresse, à Luttopia, à Alisé, à Gammes, à l’Oustal, à Médecin du monde, à Tropisme. On est sur 6 courts métrages de durée variant entre 5 et 15 minutes.

Présentations des court métrages 

Les sujets énoncés dans les films sont multiples. alors qu’ils ont été construits lors de ces ateliers, tout cela vient d’une envie accrue de vouloir être compris et surtout être vue, que ca soit par le grand public, des étudiants en formation ou par les institutions. Il y a aussi un réel désir de filmer et d’être filmé. Pouvoir jouer ou être réalisateur le temps d’une journée permet aux participants de raconter leur vécu comme ils l’entendent. On note ces 6 courts métrages suivant : 

Une Bulle de tendresse, docu-fiction de 15’10

en partenariat avec la Bulle douche nomade

→ L’importance de la douche, geste quotidien pour beaucoup mais un réel privilège pour les personnes à la rue, et de son poids sur sa propre santé mentale. Et quelles sont les solutions que nous pouvons apporter. En lien avec la bulle douche nomade qui propose des douches dans un van aménagé.

“Patrick se retrouve à nouveau à la rue sans accompagnement après un séjour médicalisé. Il s’est installé sous un porche. Théresa, une bénévole l’aborde, échange avec lui. il ne va pas bien, mange mal, à des problèmes de santé et ne veut pas d’accompagnement. Elle lui propose en insistant de prendre rdv avec la Bulle douche nomade, pour prendre soin de lui.  

Elle repasse un ou deux jours après et il n’y est pas allé. Il est encore plus irritable. Cette fois elle réussit à l’emmener avec elle à la Bulle douche nomade. Quand ils arrivent, l’équipe les accueille et leur explique le fonctionnement. Patrick ressort propre et mieux disposé !”

Face au mur, on est nombreux mais on est est seuls, docu-fiction de 9’03

en partenariat avec le Samu Social

→ Comment est-ce qu’on accompagne une personne à la rue en tant que personne lambda et qu’on a peur pour la vie de la personne qui dort dehors. Appeler le 115 (SAMU social) ? Et comment pouvons-nous aider et apporter du lien social avec ces personnes-là ?

“Lors de sa promenade, Irène croise Franck, un sans abri. Celui-ci dort par grand froid dans un parc à Montpellier. Elle s’en inquiète. Comme il ne réagit pas, elle appelle le 115. Réveillé, Franck explique sa situation. Irène, touchée, l’accompagne boire un café.”

Le lien, docu-fiction de 11’25

en partenariat avec le Codes 34

→ La suite du film Face au mur, on est nombreux mais on seul. On se concentre sur le lien créé entre une personne lambda et une personne sans abri, à quel point ces interactions qui peuvent paraître insignifiantes pour nous, peuvent les aider à se sentir mieux. Une sociabilisation saine est un des piliers de la santé et un premier pas pour aller de l’avant. 

“Franck et Irène au café, iels voient dans le journal, 34 morts à la rue en 2025 à Montpellier. Il lui explique son parcours de la rue à un toit salvateur. Boire un café, se sociabiliser, avoir un toit aide Franck à aller mieux.Il retourne au Parc mais cette fois, plein d’énergie et en chantant.”

Santé ou dignité, docu-fiction de 7’42

en partenariat avec Médecin du monde

→ La prise en charge médicale et la question de l’AME (Aide Médicale d’Etat) pour les personnes non régularisés sur le territoire français. L’inégalité de cette prise en charge oblige des personnes à se priver de soins et contribue à dégrader leur état alors même qu’iels vivent dans des situations précaires.

“Un patient a mal au dent. Son dentiste lui propose une couronne sans savoir qu’il n’a que l’AME car il a été débouté du droit d’asile. Quand il apprend qu’il va devoir payer 600€ pour sa couronne, il se résigne à ce qu’on la lui arrache. Bachira, bénévole à Médecin du monde témoigne, c’est son histoire. Florence, médecin bénévole et Dilara explique”

Papiers Mafé, docu-fiction de 12’52

en partenariat avec la Cimade et Migrants bienvenus 34.

→ Les personnes en situation irrégulière en France et qui travaillent, sont une main d’œuvre corvéable, à la merci des employeurs et des lois d’attribution des titres de séjour. Elles sont sous la menace permanente d’être expulsées, de ne pas être payées  et quand elles le sont c’est souvent plus bas que le SMIC ou pour un travail à temps partiel non choisi. 

La question de l’AME et de la couverture sociale solidaire est encore mise en lumière: comment faire quand on gagne trop pour avoir l’AME mais pas assez pour la C2S ?

“Deux personnes en situation irrégulière travaillent dans la restauration, pour un patron qui les déclare et les loge quand il le peut. Iels témoignent que tous les patrons ne sont pas sympas et qu’ils exploitent une main d’œuvre à leur merci. La Cimade témoigne de la complexité pour les patrons d’embaucher de manière déclarée ou non une personne en situation irrégulière.”

Mismy, un regard professionnel sur la santé et la précarité en France, un documentaire de 4’25

→ Un texte écrit et lu par une infirmière de l’UMIPPP (Unité Mobile d’Intervention Psychiatrie Populaire Précarité) qui exprime les difficultés pour les personnes précaires de se concentrer sur leur santé et d’en faire leur priorité alors qu’iels ont d’autres préoccupations. Le film permet une vision globale des différentes situations auxquelles les personnes précaires font face. Superposé avec des archives des films précédemment fait par l’association, ce film fait un résumé des cinq autres films. 

Personnages

Les personnages sont multiples, on compte un total de 9 personnages principaux dans l’ensemble du film – Franck, Irene, Patrick, Theresa, Karamoko, Bachira, Notengara, Mohamed et Guy.

Ils sont répartis en 5 groupes de 2 ou 3 sur chaque film. Tous ont connu des situations précaires. On les retrouve devant et derrière la caméra lors des films. Ce sont leur histoire pour la plupart, et iels ont décidé de jouer le rôle principal sauf pour certaines exceptions.

Cependant, on compte aussi d’autres personnages qui apparaissent à l’écran comme des professionnels. Parmis eux, il y à par exemple, Vincent qui travaille à la CIMADE et qui permet de parler des droits des personnes en situations irrégulière et ainsi envelopper tout le côté administratif, ou encore Elodie, du Samu Social qui nous explique comment agir et réagir face à une personne sans abris qui semble inconsciente, et elle nous explique le fonctionnement du Samu Social au sein de l’Hérault.

On entremêle de la fiction avec une narration plus professionnelle avec des personnes du secteur. Ils répondent indirectement aux situations plus ou moins fictives des court métrages.

Dramaturgie, motivations et point de vue

Étant donné que le film est construit en 6 courts métrages, on compte plusieurs dramaturgie mais elles restent similaires entre elles pour la plupart. La dramaturgie se construit ainsi : on constitue une histoire fictive basée sur des faits réels. Cette histoire réelle peut être ou non racontée par la personne qui l’a vécu, comme le film du dentiste où Bachira nous raconte son histoire lors de son rendez-vous médical. Un récit aussi avec des professionnelles comme par exemple du SAMU, de la CIMADE ou encore de différents collectifs pour appuyer les propos évoqués lors de ces court-métrage. On entremêle des récits très personnels avec des faits, qu’ils soient juridiques, administratifs ou encore médicaux, pour donner une véracité plus concrète et ainsi atteindre un public pour qui les témoignages ne suffisent pas. 

Les motivations primaires ont été de surtout pouvoir montrer une réalité que beaucoup de gens essayent de ne pas voir. En tant que porteur du projet, nous sommes surtout le point de départ de ce film. Les idées et la réalisation ont été co-construites avec les participants. Les participants avaient un réel besoin de reconnaissance et de montrer leur vie, de montrer les difficultés auxquels ils font face quotidiennement. Le projet s’est créé à travers les yeux des participants, nous sommes un appui technique et scénaristique. Le point de vue se fait de l’intérieur, ce sont les gens concernés qui racontent leur histoire. Ainsi, ils racontent leur histoire de la manière dont ils ont envie d’en parler. 

Ce qui est recherché, c’est aussi pour montrer que seul, exclu, sans hébergement et sans stabilité,  on s’alimente mal et on ne prend pas soin de soi. Ce qui a pour conséquence une perte d’estime de soi et une dépression. La clé pour éviter un tel écroulement serait de recréer du lien social et proposer un accompagnement sur le long terme pour se propulser, car le faire seul, cela peut être difficile de remonter la pente. On cherche aussi à montrer et donner les outils pour aller vers et comment accompagner dans ce type de situation. Et donc montrer l’importance de l’accompagnement de proximité et de la prise en compte de la santé globale, de l’écoute bienveillante pour que, par la suite, la personne puisse créer sa solution.

Visionnage et diffusion

Vous désirez voir ces films? Vous souhaitez diffuser ces films? Contactez nous !

Pascal Biston 0six 7171soixantecinq 18 – Sandy Allanic 0six 1163soixante-deux77

Par mail : lesziconofages@gmail.com

Télécharger cette note d’intention des films santé précarité inégalités

2 stages vidéo jeunes en juillet

Ces stages  permettent aux jeunes de 10 à 18 ans d’acquerir des savoirs faire en audiovisuel , de s’investir dans un projet collectif sur la durée, de découvrir des artistes et un univers artistique, de s’initier à des pratiques artistiques, de développer la prise de parole en groupe et aussi face caméra. Ils encouragent  la citoyenneté, la curiosité et le lien social. Ils développent l’imaginaire.

Nous proposons 2 stages vidéo jeunes la même semaine du 13 au 17 juillet avec une Performance projection vendredi 17 juillet, 18h00  au MO.CO



Le stage vidéo jeunes de l’été Rivières
Nous partirons à la rencontre des 3 cours d’eau: le lez, la Mosson et le Verdanson, avec nos caméras et parfois en compagnie d’un street artiste !
Nous filmerons la nature,  interviewerons des promeneurs, inventerons des histoires; nous suivrons un street artiste nous parler des graffs du Verdanson, et réaliserons un graff;
Les rendez-vous seront :
– le lundi à la Maison du projet Gisele Halimi(35 rue dela Haye, Mosson) 13h30-17h, balade le long de la Mosson
– le mardi 13h30-16h30, à l’arret de tram les Aubes, visite des grafs du Verdanson
– le mercredi 13h30-16h30, à l’arrêt de tram Agropolis visite de la réserve naturel du Lez
– le jeudi 9h30-12h, à l’arret de tram les Aubes, atelier graf au Verdanson  avec un street artiste
– le vendredi : 15h centre social Alizé 8 bis rue Dom Vaissette, (tram Gambetta) prepapration performance,
puis accueil des parents à 17h au MOCO 13 rue de la République pour une visite de l’exposition. Puis performance et projection à 18h
Inscriptions ici : https://docs.google.com/forms/d/1RcZhv94jk_1AIs5QJOjTlk3aqBDZcl5tOTDMCSYs16A/

Le stage vidéo jeunes ART et VIDEO
Autour de l’exposition Etre ici, Maintenant, Partout de l’artiste Kiki Smith 
Nous découvrirons l’univers de l’artiste au MOCO, nous rencontrerons les professionnels du musée et laisseront aller notre créativité artistique accompagnée par Renata Rodrigues ! Et tout ça avec caméras et micro !

Les rendez-vous sont le matin au centre social Gammes Alisé – 8 bis rue Dom Vaissette le lundi, mardi , mercredi  9h30 -12h30. Le jeudi c’est de de 13h30 à16h30
 Le vendredi c’est de 15 à 19h (à Alisé puis au Moco)  et pour les parents de 17h visite exposition et performance et vidéo 18h.
Inscriptions en ligne ici :
https://docs.google.com/forms/d/1kWkGAgcIEDvK2TYq0_G29eOTgQhINHVMvf2DzCvSsSs/
Il est possible de s’inscrire aux 2 stages qui se déroulent en parallèle, et même de faire la journée continue (Pique nique) avec les vidéastes de l’association, mais cela reste sous réserve qu’il y ai assez de place! Donc merci d’indiquer votre priorité si vous vous inscrivez aux 2!

Inscriptions pour les week-ends Rêves

C’est une action pour les familles issues des QPV ou en situation de précarité   : Les week-ends sont composés de moments de formation audiovisuelle, de balade,  des temps sur le festival pour découvrir et filmer des spectacles, interviewer les comédien.nes et les spectateurs. Il y a aussi des moments de détente et de repas collectif au camping.

Cette année 2026, nos Weekend Rêves auront lieu en Juin :
du samedi 6 au dimanche 7 Juin à Causse de la Selle 
et du samedi 13 au Dimanche 14 Juin à Sauve !

Pas besoin d’avoir une voiture, ni le permis, ni de tentes, nous en aurons.

C’est à prix libre (chaque famille donne ce qu’elle peut et ce qu’elle estime juste).

Pour s’inscrire Weekend 6 et 7 Juin 

Pour s’inscrire Weekend 13 et 14 juin

Pour plus de renseignements, nous appeler au 06 61 61 soixante cinq 18

Tous enfants d’Icare – Synopsis et teaser – Avec la Fabrique des petites Utopies

Danser suspendu à parapente ? Raconter le mythe d’Icare, les inventions, les rêves les plus fous et leur conséquence environnementale, tel était le pari de la Compagnie de théâtre La Fabique des petites utopies en Oisans. 

Complice de longue date avec le metteur en scène de la compagnie, Bruno Thircuir, Les Ziconofages ont pu proposer lors de la journée de spectacle une retransmission qui mélait différé et direct live sur grand écran des vols en parapente et des spectacles.

Nous avions, comme pour la cérémonie d’ouverture des JO, pré-monté des courts montages des essais et des répétitions de danse volitge et musique accrochés aux parapentes.

Le jour du spectacle, les parapentistes de Akenfly étaient équipées de go pro connectées. L’équipe de vidéastes des clips et des claps avait un drône qui lui aussi retransmettait du direct du décollage ainsi qu’une caméra sur le lieu du spectacle et d’atterissage.

Les Ziconofages étaient en régie avec l’apui de Music Plus pour choisir et diffuser en direct sur grand écran les images des différentes spots.

Un film de 15′ retrace ce défi sportif artistique et culturel. Il sera présenté à différents festivals. Nous vous offrons ce teaser!

Silence…. Ca tourne : des films en cours de réalisation Santé et précarité

Nous avons lancé depuis fin janvier une série d’ateliers réflexion pour un nouveau film qui questionne les liens étroits entre Santé et Précarité.

Ils ont lieu les lundis après-midis et mercedis matins dans le cadre de notre action Outils Vidéos Participatifs (OVP).

Ils regroupent des travailleurs sociaux du médico-socialD (la Permanence d’Accès au Soin Santé , Corus, Médecin du monde, La Bulle Douche Nomade, Luttopia, Le Caarud, Migrant bienvenue 34, ATD Quart Monde, Santé globale) et des personnes en situation de précarité.

Plusieurs scénarios de films ont été écrits : l’exclusion, la rue, la solitude usent le corps et l’esprit ; les préjugés infondés sur les étrangers en situation irrégulière orientent les politiques de santé vers une restriction de l’Aide Médicale d’Etat qui elle-même est déjà très limitée.

«Les précaires nous éclairent sur les problématiques de santé »  « Ils humanisent le système de santé et les travailleurs sociaux et bénévoles enrichissent la réflexion« 

Les premiers tournages ont commencé à la mi-février et se poursuivent ce mois de mars. Ils mixent interviews et fiction documentaire.