S’installer paysan, sans terre et sans capital

Film documentaire, 1h04, 2016, production les Ziconofages

Devant et derrière la caméra, une nouvelle génération d’agriculteurs\trices témoigne, rencontre chercheurs et élus et réfléchit à une nouvelle (et nécessaire) agriculture.

Visualiser le début du film:

Affiche jeunes agriculteursSynopsis :

De la difficulté de s’installer en tant que jeunes paysans sans capital de départ et sans être héritier de la terre. Nadia, Byron, Pipenn expérimentent sur un jardin proche de Montpellier tout en étant à la recherche d’une terre. Ils vont à la rencontre d’autres paysans, déjà installés, pour échanger sur la réalité d’aujourd’hui.

Dans une seconde partie, des exemples de projets collectifs montrent que des solutions existent et qu’elles doivent être valorisées et étendues.

Note d’intention : Pourquoi le film ?

– On est tous lié de prêt ou de loin à l’agriculture. On veut montrer que cette nouvelle agriculture, locale, non industrielle, respectueuse de l’environnement et des consommateur est viable et légitime.

– Beaucoup de jeunes sont en cours d’installation tout en étant au RSA, en galère, à la recherche de terre et souhaitent avoir un appui.

– Le film vise à déconstruire les préjugés sur ces nouveaux paysans : « ils n’ont pas d’expérience », « ce n’est pas rentable », « ils ne nourriront pas la planète »…

– Il est urgent de répondre à la question quels choix agricoles pour se nourrir sainement et localement ?

– Diffuser des idées, sensibiliser : sur la question du retour à la terre « une petite solution à un grand problème », sur une autre manière de vivre, gagner peu mais être heureux, refuser et dénoncer la situation des maraîchers aujourd’hui qui travaillent 70h/ semaine pour gagner 300€ ou 400€ par mois.

– La diffusion du film pourrait ouvrir vers des gens qui ont de la terre et créer un autre réseau que celui de la Safer.

– Pourquoi beaucoup de jeunes veulent retourner à la terre, à la ruralité. Comment s’y prennent-ils ?

– Porter un regard extérieur sur le groupe en maraîchage.

– Montrer que le terrain est à la fois un terrain agricole et un terrain de loisir « c’est chouette d’avoir notre petit bout de campagne », montrer que c’est une aventure collective.

– Le film est pour nous l’occasion de mener une réflexion, trouver une ligne directrice à notre projet.

– sensibiliser les propriétaires

Partenaires :Collectif Champs Libres,

Marchés paysans de l’Hérault, Boutique de producteurs de Clermont l’Hérault

Conseil départemental de l’Hérault, DDCS, DRAC LR, Caf de l’Hérault

Synopsis détaillé

S’installer paysan sans terre ni capital

Intro : une demande de bio et de circuit court mais pas de réponse locale, malgré un réseau naissant.

1- Des exemples de jeunes qui s’installent dans l’Hérault: Nadia-Byron-Pippen, Johan, Mickael, David, Yoann, Yezid, Sébastien

– Ils sont hors cadre familial, ont fait des formations agricoles, ils veulent créer leur emploi sur 1ha en maraichage. (N-B-P, Johan)

– Ils cultivent en bio, en respectant la terre, souvent avec des ânes, ont des envies de collectifs, de projets de vie, de se faire plaisir, d’expérimenter (N-B-P, Johan)

– Ils rencontrent des difficultés d’accès au foncier alors que « mathématiquement il y a de la place pour s’installer » :

– Pression foncière :

– spéculation et demande de logements l’exemple de Jacou / (Calvat)

– viticulture mécanisée (Mickael)

– Pas de moyens pour acheter ; (David, Byron, Jarrige)

– Non accès à l’information car transactions entre familles d’agriculteurs. (Jarrige)

– Pas de soutien de la Safer ni des organismes de la Chambre d’agriculture (Yezid, David)

– Terres pauvres nécessitant beaucoup d’année de préparation (Mickael) ou inondables (Yezid)

– Dureté du métier ou tout est à construire (Mickael, Johan)

– Peu rentable au départ (Mickael, Johan)

– Peu soutenu par les banques (Mickael, Johan)

– Ne sont pas dans un modèle productiviste (Serge Azaïs)

– Pas d’habitat sur place alors que c’est une nécessité , ou problème d’habitat léger. (Nadia)

– Problème du local de stockage (Michael, Johan)

– Pas forcement de soutien des mairies ou des habitants (Michael, Johan)

2 Les atouts de ces nouveaux paysans :

-Un respect de l’environnement : nappe phréatique, effet de serre, lutte incendie,… (Yézid, Johan) ;

-Une demande des habitants (maire de St gély du Fesc)

Le film peut s’arrêter là, à 34′

3 Des exemples de projets collectifs à suivre pour aider à l’installation :

3- Une commercialisation en circuit court et en vente direct : la vente en demi gros (Johan), les marchés (David, Yohan) et les Amap (Yézid, Mickael)

– La transformation une plus value (Yoan, Boutiques paysannes)

– Le collectif : exemple des boutiques de producteurs ;

– Le rôle des pouvoirs publics (Domaine de Viviers, place de l’agriculture dans le territoire, fiscalité des transactions)

– La terre , un patrimoine privé ou un patrimoine collectif ? l’exemple de la fiscalité aux Pays bas

– La sensibilisation des propriétaires qui partent à la retraite et le développement des fermages : La SCTL, un exemple de non spéculation foncière

– Des signes d’ouvertures avec des terres qui vont se libérer pour des petits maraichers.

Conclusion : Y’a de la place pour ces nouveaux paysans ;

Les politiques publiques doivent les encourager ;

C’est la fin d’une agriculture industrielle, place à une agriculture paysanne écologique et en circuit court. C’est possible !

Partie 2 30′

Avec la Participation

de Byron, Pepone et Nadia du collectif Champs Libres

Vincent Nourigat, de l’association Marchés paysans de l’Hérault,

de Dominique Soulier, Maud Vanlaer, Marianne, Mickael, Pierre Bodot des Boutiques de producteurs de Clermont l’Hérault et de St Gély

de Johan Crance de la coopérative de Consommateur l’Arbre à paniers

de Mickael Decker de l’Amap des Paniers du Pic

de Yézid Allaya de l’association Lutin Jardin,

de Georges Vincent, Maire de ST Gély du Fesc

de Renaud CalvatMaire de Jacou et Vice Président du Département de l’Hérault

de Françoise Jarrige, enseignante chercheuse Sup-agro

de Yoan Carensac et Frédéric Prunet du Gaec les Truels du Larzac

de Serge Azaïs, Viticulteur et président de Terres Vivantes

de David Lereu, maraîcher en Coeur d’Hérault,

Tournage :

Ahmed, Sandrine, Pascal G, Nadia, Byron, Pipone, Emmanuel, Samira,

Chantal, Vincent, Christel, Pascal B, Mossi

Réalisation et Montage

Pascal Biston

Avec le soutien de

Conseil départemental de l’Hérault, DDCS de l’Hérault, DRAC LRMP, Caf de l’Hérault,

Production

Les Ziconofages